:: NEWS JAPON
22/01/2012 - Politique
Changement de style
L'éxécutif japonais est déterminé à mettre en oeuvre ses projets de réformes et de dissolution du parlement.

22/01/2012 - Société
Présence criminelle
Le Toyo Keizai évoque les relations entre les entreprises et la pègre, et tout ce qu'il faut faire pour se protéger du crime organisé.

Source : CCIFJ
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Monsieur Yutaka GOTO, ancien Vice-Président du CEFJ, nous fait le plaisir de rédiger un entrefilet sur le Japon d’aujourd’hui.
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 :: ACTUS DES MEMBRES
Les mardis d’Art Majeur : une heure pour s’informer sur l’actualité artistique des grandes expositions, février mars avril 2012
La présidente d’Art Majeur, Christine de Langle, de l’Ecole du Louvres, a conçu et présente ses rendez-vous « parenthèses » pour les férus d’art qui veulent en savoir davantage sur les expositions parisiennes de cette saison d’hiver.
Tous les jeudis:
en milieu de journée(12h30-13h30)
ou en soirée (19h30-20h30)
Les conférences ont lieu au CENTRE SÈVRES, 35 BIS RUE DE SÈVRES 75006 PARIS
Tarif : 10 € par conférence
Pour tout renseignement et réservation : lesmardis@art-majeur.eu
Tél. 06 71 63 41 54
Site Internet :www.art-majeur.eu
Blog : blog.art-majeur.eu


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Ce mois-ci : Les forfaits-jours : la Cour de cassation joue à l’équilibriste, entre revirement jurisprudentiel et contrôle a minima de la validité du système



 
 
     

COMPTE-RENDU

« Les activités récentes de l’OCDE vues par le Japon et la France»

H.E. Mr. Shinichi KITAJIMA,
Permanent Representative of Japan
À l’OCDE
H.E. Mr. Philippe MARLAND,
Permanent Representative of France
À l’OCDE

Le mercredi 12 décembre 2007 – 8h30-10h00

A la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris
27, avenue de Friedland 75008 Paris

Dans le cadre des Matinales du Comité d’Echanges Franco-Japonais, Son Excellence Monsieur Shinichi Kitajima, représentant permanent du Japon auprès de l’O.C.D.E., et Son Excellence Monsieur Philippe Marland, représentant permanent de la France auprès de l’O.C.D.E., ont animé un petit-déjeuner conférence, le mercredi 12 décembre 2007, au siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, pour présenter les activités de l’O.C.D.E.

Après une présentation de Monsieur François Mellerio, président délégué du C.E.F.J., Monsieur Shinichi Kitajima, a exposé le point de vue du Japon.

- L’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (O.C.D.E.) est une organisation internationale, basée à Paris, comptant quelque 2000 agents (700 spécialistes, économistes, juristes et scientifiques) avec un nombre limité de membres (30 pays). Elle n’a pas une mission universelle à l’exemple de l’Unesco. L’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie y sont principalement représentées avec la plupart des pays développés, mais la vaste majorité est issue du continent européen ce qui me fait prendre la liberté d’utiliser l’expression d’organisation « eurocentrique ». Est-ce bon ou mauvais ?
L’assujettissement d’examens par les pairs, les pressions exercées par ces derniers et les propositions de meilleures pratiques contribuent à l’amélioration des politiques suivies par les gouvernements.

Il y a trois objectifs :

  • La croissance économique.
  • L’expansion des libres transactions commerciales.
  • L’aide au développement.

Cela concerne prioritairement les domaines de l’environnement, de la régularisation des réformes, de l’emploi, de l’investissement, de l’innovation, de la bonne gouvernance, de la fiscalité et de l’éducation avec le programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA).
Nous essayons d’arriver à des stratégies innovantes afin de trouver les meilleures pratiques pour créer des emplois, source de cohésion sociale et d’un développement local, au regard des investissements et des taxations. L’O.C.D.E. est la seule organisation à avoir une convention portant sur la fiscalité.

En collaboration avec l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), l’énergie prend également une place importante dans les travaux de l’O.C.D.E.

L’élargissement

Les membres de l’O.C.D.E. produisent, aujourd’hui, près de 60% des biens et services du monde (au lieu de 80%), cela révèle un processus de déclin dans le futur s’il n’y a pas d’élargissement.
Des négociations d’adhésion avec cinq nouveaux membres potentiels ont été entamées. Il s’agit de la Russie, d’Israël, du Chili, de l’Estonie et de la Slovénie.

Nous devons discuter comment intégrer les nouveaux venus et se demander quels sortes de pays peuvent rejoindre notre organisation en prenant en compte que l’économie doit respecter le libre marché et la démocratie. Le rapport Noboru rappelle que les pays doivent satisfaire des conditions économiques nationales pour devenir membres.

Vu du Japon, l’engagement renforcé avec la Chine, le Brésil, l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du Sud est important. Nous savons que ces pays se développent et portent des perspectives économiques prometteuses. Nous essayons de les engager au sein de l’O.C.D.E. Le Japon souhaite plus d’engagements vers les futurs membres notamment dans la région du Moyen Orient. Monsieur Shinichi Kitajima a conclu sur l’importance d’essayer d’engager de nouvelles mesures économiques et sur la perspective de consommateurs plus responsables.

Pour prolonger les propos de son collègue japonais, Monsieur Philippe Marland a énoncé la position française.

- Globalement, la France et le Japon partagent les mêmes vues de cette organisation qui conjugue deux logiques différentes et difficiles à marier : l’économie de marché et la démocratie. Depuis quelques années, l’évolution n’est plus tout à fait la même. Pour peser sur la scène mondiale, il faut s’ouvrir aux pays émergents tout en restant fidèle à nos principes. Ce mariage est d’autant plus nécessaire que le fondement du progrès économique repose sur la bonne gouvernance des principes démocratiques (primauté de la loi, droit de l’Homme, liberté de la presse…), essentiels à notre organisation.

La France estime que notre intérêt commun dans la mondialisation est d’aborder les marchés tiers avec les règles que nous appliquons (respect des contrôles, lutte contre les contrefaçons et la corruption).

Créée au début des années 1960, dans un contexte de Guerre froide, l’O.C.D.E. reste très marquée occidentale. Il est nécessaire de sortir l’O.C.D.E. du cercle de ses origines. L’ambition du Secrétaire général actuel, Monsieur Angel Gurria, est de faire un secrétariat de la mondialisation en tissant un lien entre les pays les plus développés et les autres. Attachée à l’élargissement, l’O.C.D.E. a lancé un processus souhaitable de nouvelles candidatures. Des négociations d’adhésion vont démarrer prochainement avec cinq pays demandeurs. Même si la Russie a plus de chemin à faire en adoptant ses règles de droits et ses pratiques.

C’est nous qui sommes demandeurs de l’engagement renforcé, en proposant un partenariat soutenu, compte tenu du poids que représentent la Chine, le Brésil, l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du Sud dans l’économie mondiale.

Lors de leur dernier sommet, en Allemagne, les pays du G8 ont demandé à l’O.C.D.E. d’engager un processus de rapprochement pour avoir un dialogue avec la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Afrique du Sud et le Mexique qui est déjà membre de l’O.C.D.E. sur quatre thèmes :

  • L’investissement.
  • L’innovation.
  • Le développement durable.
  • L’énergie.

L’O.C.D.E. au demeurant a déjà l’expérience du dialogue avec des pays qui ne sont pas membres. Il existe, par exemple, le centre de développement qui a notamment pour mission de répandre les bonnes pratiques de l’aide au développement. Y figurent l’Inde, la Thaïlande et le Chili, des pays non membres de l’O.C.D.E. C’est une évolution sur un mode mineur.
Enfin, il faut le rappeler, l’O.C.D.E. ne distribue pas d’argent, ne négocie pas. Elle contribue principalement à la mise en place de pratiques afin d’établir un pont entre les pays riches et les pays émergents.