:: NEWS JAPON
22/01/2012 - Politique
Changement de style
L'éxécutif japonais est déterminé à mettre en oeuvre ses projets de réformes et de dissolution du parlement.

22/01/2012 - Société
Présence criminelle
Le Toyo Keizai évoque les relations entre les entreprises et la pègre, et tout ce qu'il faut faire pour se protéger du crime organisé.

Source : CCIFJ
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 :: LES CHRONIQUES DE M. GOTO
Monsieur Yutaka GOTO, ancien Vice-Président du CEFJ, nous fait le plaisir de rédiger un entrefilet sur le Japon d’aujourd’hui.
m-goto
 :: ACTUS DES MEMBRES
Les mardis d’Art Majeur : une heure pour s’informer sur l’actualité artistique des grandes expositions, février mars avril 2012
La présidente d’Art Majeur, Christine de Langle, de l’Ecole du Louvres, a conçu et présente ses rendez-vous « parenthèses » pour les férus d’art qui veulent en savoir davantage sur les expositions parisiennes de cette saison d’hiver.
Tous les jeudis:
en milieu de journée(12h30-13h30)
ou en soirée (19h30-20h30)
Les conférences ont lieu au CENTRE SÈVRES, 35 BIS RUE DE SÈVRES 75006 PARIS
Tarif : 10 € par conférence
Pour tout renseignement et réservation : lesmardis@art-majeur.eu
Tél. 06 71 63 41 54
Site Internet :www.art-majeur.eu
Blog : blog.art-majeur.eu


 :: ACTUS JURIDIQUES


Tous les mois, notre membre vous propose des articles ou des brèves sur l'actualité juridique franco-japonaise.

Bersay

NOUVEAU !!

Ce mois-ci : Les forfaits-jours : la Cour de cassation joue à l’équilibriste, entre revirement jurisprudentiel et contrôle a minima de la validité du système



 
 
     

COMPTE-RENDU DE LA MATINALE LEONARD - 26 AVRIL 2007

Dans le cadre des Matinales du Comité d'Echanges Franco-Japonais, Monsieur Daniel Tribouillard, Président Directeur Général de LEONARD, a animé un petit-déjeuner conférence, le jeudi 26 avril 2007, au siège de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, sur le thème :

" Mode et Création françaises, sources d'inspiration des collections de kimonos au Japon ".

Créée en 1958, la maison Léonard est renommée pour ses motifs fleuris dans le domaine de la mode et a fait preuve de beaucoup d'innovation grâce à Monsieur Daniel Tribouillard qui a inventé plusieurs procédés d'impression textile très ingénieux. Représentée depuis 1969 au Japon, la Maison compte 106 boutiques exclusives sur l'archipel. Monsieur Daniel Tribouillard jouira d'une réputation si prestigieuse qu'il sera le premier Occidental sollicité par les Japonais pour dessiner une collection de kimonos.

Pour évoquer la création française dans la tradition et la modernité japonaises et la source d'inspiration des kimonos grâce à la mode française, Monsieur Daniel Tribouillard, un des seuls non-Japonais à dessiner des kimonos, a débuté son intervention en rappelant son amour pour le Japon puis a évoqué les liens de son entreprise avec ce pays.

" Grâce à son chiffre d'affaire, la maison Léonard est au comité Colbert la première marque de vêtements au Japon. Comment avons-nous touché l'âme et le cœur des Japonaises ? Le début de l'aventure a commence en 1969 lors d'un parcours professionnel à la recherche de ce que j'avais imaginé dans ma jeunesse lorsque je pratiquais le judo, a expliqué Monsieur Tribouillard. J'ai beaucoup appris avec cette pratique qui m'a permis de m'améliorer à titre personnel et surtout de comprendre la façon spécifique de penser des Japonais. J'avais envie de découvrir cette école de vie. La beauté du combat est plus noble que la victoire. A l'époque de mon premier séjour, c'était un véritable choc culturel…

J'avoue une certaine fierté qu'un petit Français soit invité à dessiner des kimonos dans un pays qui maîtrise cet art depuis 2400 ans. Les femmes japonaises en ont apprécié les motifs. Leur thème : l'orchidée. Cette fleur n'ayant pas de forme précise m'a permis de trouver une liberté dans le dessin. Autour de l'orchidée, il y a les dessins Léonard sur des châles, de grands carrés de 140 sur 140. Tous nos vêtements sont bordés et coupés à la main en essayant de les déséquilibrer avec soin. Le traitement de peindre les fleurs en un dégradé de couleurs ne ressemble pas à ce que font les autres. La femme japonaise est sensible à cet appel de la fleur qui fait partie de leur vie. Fidèle à l'image créée en 1958, notre parfum " Orchidée ", déjà lancé en Europe, sera introduit sur le marché japonais à partir du mois d'août.

Aujourd'hui, nous avons des filiales dans le monde entier auxquelles nous demandons une technique que j'ai apprise à Lyon : l'impression haut de gamme au cadre main. Pour cette production, nous avons besoin d'artisans industriels. Grâce à la mise en place d'un système de production très rigoureux, j'ai compensé la perte de l'industrie française par l'excellence japonaise. Une collaboration qui permet le développement notamment avec un projet d'un nouveau système engendrant une meilleure productivité.

La volupté d'une création est la mise au point de la couleur. Toute ma vie, j'ai utilisé une teinte fétiche : le rose fuchsia " Léonard ". Lancé par Monsieur Dior puis par les maisons Lanvin, Hermès et Givenchy, nous avons inventé un procédé d'impression pour sortir le " fully fashioned ", un pull-over imprimé. Nous tricotions industriellement des pull-overs jour et nuit. Au fil des années, j'ai posé mes fleurs sur le maximum de supports : robe de jersey de soie très légère (125 grammes de bonheur), tenues de ski, carrés, cravates, chemises pour homme et aussi des parfums et de la porcelaine imprimée sur les deux faces.

L'amélioration de mes dessins vient de ce que j'ai appris à Kyôto chez les fabricants de kimonos, le vêtement le plus luxueux du monde, des bandes de soie de 30 cm ajustées sur le corps de la femme. Face au déclin de cet habit, il y a une vingtaine d'années, nous avons voulu montrer que la couture française s'intéressait à la culture japonaise. L'aspect artisanal de notre métier est notre sauvegarde. L'esprit du kimono a influencé les imprimés de mes tissus en France et a enrichi ma culture personnelle. J'ai transféré cet art sur du jersey de soie qui a l'avantage d'être élastique, chaud l'hiver, frais l'été, parce que c'est de la soie. Et je l'ai transformé en kimono.

Le succès au Japon ? Il n'y a pas d'explications. Simplement une rencontre culturelle. Ma passion pour l'art, mon amour pour le peuple, mon goût pour la cuisine… Imprégné du judo, toute ma jeunesse, j'ai réalisé des collections asiatiques sans connaître alors le continent. "

     
 
© Photo by Mitsuru Hirota / DTPWORLD, 2006
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