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3/09/2010 - Industrie
La 3D partout
La technologie 3D ouvre de nouvelles possibilités, le match de la Coupe du monde entre les Pays-Bas et le Japon a été diffusé en 3D dans certains cinémas et sur la chaîne spécialisée Skychan 3D169.

3/09/2010 - Politique
Les stars se lancent en politique
Certaines stars de la télévision – ou « talento » - et du sport qui se lancent en politique et deviennent parlementaires. Mais l'opinion se désole du manque d'efficacité d'une grande partie.

Source : CCIFJ
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 :: FRANCE JAPON ECO


A chaque trimestre, la publication "FRANCE JAPON ECO" de la Chambre de commerce et d'industrie française du Japon,
est offerte à nos membres.

Numéro 123
Eté 2010 :


TRANSPORTS : LA VOIE DU JAPON



::UN PEU DE LECTURE POUR CET ETE

 
 
     

 

HISTORIQUE de la CCIP

1803-2005 : Deux siècles d'histoire consulaire parisienne

Création

En signant, le 6 ventôse an XI (25 février 1803), le décret portant création de la Chambre de commerce de Paris, Bonaparte ouvrait la première page de l'histoire d'une institution que l'on retrouve, deux cents ans plus tard, toujours aussi jeune et innovante.

S'il est une caractéristique à attribuer à cette institution, c'est bien en effet l'esprit de suite : ses premiers membres, libéraux convaincus, l'ont marquée à jamais de leur empreinte. Son histoire se traduit essentiellement par la mise en oeuvre d'initiatives successives destinées à faciliter l'adaptation des entreprises aux grandes mutations techniques, technologiques et sociales, en s'efforçant de devancer leurs conséquences prévisibles.

Si la législation définissant les prérogatives attribuées aux compagnies consulaires a plusieurs fois changé, force est de constater que l'ordonnance royale du 16 juin 1832, le décret de Louis-Napoléon du 3 septembre 1851 comme la loi républicaine du 9 avril 1898 n'ont fait que conforter leur statut d'établissements publics. La Chambre de Paris a pu ainsi développer une véritable histoire en continu dont on peut suivre le déroulement en égrenant l'horloge du temps :

Indépendance

1803-1814 : Affirmer son indépendance
Les "pères fondateurs" de la Chambre, les 15 premiers élus consulaires parisiens, étaient tous, à l'instar de leurs premiers dirigeants, Pierre Vignon et Pierre Samuel Dupont de Nemours, des personnalités de premier plan, négociants, manufacturiers, banquiers, libéraux décidés à faire tomber toutes les entraves pesant sur le commerce.
Ils n'auront donc de cesse de dépasser les limites du rôle essentiellement consultatif qui leur avait été dévolu.

Grâce à la pertinence des travaux de leur assemblée et à ses rapports appréciés du Ministère de l'Intérieur chargé de sa tutelle, grâce aussi à des initiatives particulièrement hardies comme l'offre au gouvernement d'un vaisseau de guerre de 120 canons financé par le commerce parisien (suite au sursaut d'indignation patriotique provoqué en France par la rupture du traité de paix d'Amiens par l'Angleterre), ils purent ainsi rapidement affirmer leur esprit d'indépendance qui restera toujours marque de l'institution.

1815-1848 : Imposer l'économie libérale
La Monarchie revenue eut vite tendance à contester ce libéralisme affiché par les entrepreneurs les plus dynamiques. Heureusement, le renom des chefs de file consulaires de l'époque, les Delessert, Odier, Ternaux, sans oublier Laffite et Périer, deux futurs Présidents du Conseil de la Monarchie de Juillet, permit d'imposer la continuité de leurs vues. Ils soutinrent ainsi la création, en 1819, de l'Ecole Supérieure de Commerce, aïeule incontestée de tous les établissements d'enseignement supérieur de gestion, puis obtinrent pour la Chambre, en 1824, la première mission de gestion financière d'un service public, la douane.

Révolution industrielle

1848-1870 : Accompagner la révolution industrielle
La révolution de 1848, beaucoup plus sociale que politique, avait souligné le retard pris par la France dans le développement industriel où excellaient déjà l'Angleterre, la Rhénanie ou la Saxe. Le Prince -Président et bientôt Empereur, Louis Napoléon, en était convaincu et il apprécia les efforts développés par la Chambre qui se vit ainsi confié le soin de mener à bien, en 1848 et en 1860, les 2 premières enquêtes statistiques industrielles permettant de connaître la réalité de l'économie parisienne.

Dans le même temps, la Chambre installa, en 1852, un laboratoire public destiné à aider l'industrie textile, "la condition des soies et laines", puis commença à s'impliquer directement dans l'enseignement professionnel en créant, en 1863, l'Ecole commerciale de l'avenue Trudaine, puis en prenant définitivement le contrôle de l'Ecole supérieure de Commerce en 1869.

L'ouverture au commerce international

1871-1918 : Ouvrir le monde au commerce parisien
Après la création d'HEC en 1881, celle de la Bourse de Commerce en 1889 puis celle de l'Office national du commerce extérieur en 1898 constituèrent des apports significatifs de la Chambre au soutien de l'activité commerciale orientée vers l'extérieur par les conquêtes coloniales.
Même pendant la grande guerre, la Chambre fut au premier rang dans le soutien des activités exportatrices en publiant un périodique de contre-propagande à destination des pays neutres et n'hésitant pas même à relancer, pendant le conflit, en 1917, la Foire de Paris.

Les ateliers-écoles

1919-1928 : Oublier les années folles
Se mobiliser pour reconstruire les régions dévastées et relancer l'industrie privée de main d'oeuvre, telles étaient les priorités. Pour former des professionnels rapidement, la Chambre ouvrit, à partir de 1919, une suite d'ateliers-écoles qui allaient définitivement consacrer la spécificité de son enseignement technique toujours unanimement apprécié.
Et pour faire face à ces nouvelles activités et à leur coordination, la Chambre s'installa, en 1926, avenue de Friedland, dans l'hôtel Potocki.

Face à la crise et à la guerre

1929-1945 : Faire face à la crise et à la guerre
Après le krach boursier de New York, la France connut, à son tour, les affres de la dépression et un ralentissement inquiétant de l'activité générale. En particulier, les difficultés de recouvrement des créances de nos exportations étaient telles que le gouvernement décida de créer des Offices de compensation pour pallier les interdictions de sortie de devises décrétées par de nombreux pays.

La Chambre s'étant vu confier, en 1932, la gestion de ces Offices de compensation pour l'ensemble de la France, plus de cent collaborateurs nouveaux allaient être recrutés à cet effet alors même qu'il fallait aussi aider les entreprises à faire face à la mise en place des nouvelles lois sociales en 1936. Et puis, la guerre revenue, elle s'efforça, dans des conditions particulièrement difficiles mais "tête haute", de défendre les intérêts de ses ressortissants.

En restant ouverte pendant la débâcle de nos armées en juin 1940, elle évita la réquisition de ses locaux. Par la suite, privée de son pouvoir consultatif, elle consacra l'essentiel de ses moyens au développement de ses établissements d'enseignement.

Reconstruction et modernisation

1946-1968 : S'impliquer dans la reconstruction
En 1946, dans une France exsangue, nombre de mesures de nationalisations adoptées par les nouveaux gouvernements suscitèrent la réprobation de la Chambre, toujours fidèlement attachée à ses convictions libérales. Néanmoins, la relance de l'activité resta sa préoccupation essentielle et c'est dans cette optique qu'elle s'engagea très tôt dans ce que constituait alors l'aventure européenne.

Continuant à développer des infrastructures utiles à toutes les entreprises (port de Gennevilliers, gare routière internationale de Pantin), elle fut la première à installer un véritable campus universitaire à l'américaine en déménageant, en 1964, à Jouy-en-Josas, son école des Hautes Etudes Commerciales.

Enfin, elle prit une part active dans les réflexions devant aboutir à un nouveau plan d'aménagement de la région parisienne et elle tira les conséquences de l'éclatement de sa circonscription en 4 départements en créant, à son tour, 4 délégations restant néanmoins intégrées à la seule et unique Chambre de commerce et d'industrie de Paris.

Faire de Paris une capitale économique

1969-1990 : Faire de Paris une capitale économique européenne
Avec la fin de l'expansion soutenue des "30 glorieuses" et l'entrée dans une nouvelle crise, la crise pétrolière, tous les efforts de la Chambre de Paris allaient se tourner vers l'accélération de l'intégration européenne et elle se mit en demeure d'aider au maximum à faire de Paris une véritable capitale économique à l'échelle de l'Europe.

L'ouverture d'un Palais des congrès à la Porte Maillot, en 1974, puis d'un Parc des expositions à Paris-nord Villepinte, en 1983, la création de l'Ecole européenne des affaires (EAP) en 1975 puis l'implantation d'une grande école d'ingénieurs (ESIEE) dans la ville nouvelle de Marne-la-vallée, en 1987, furent autant d'opérations de grande envergure propres à favoriser la promotion internationale de Paris.

Préparer le 3e millénaire

De 1991 à nos jours
La mondialisation des échanges tout autant que les exigences d'une décentralisation indispensable des administrations nationales constituent les nouveaux défis de ce début de nouveau siècle.

En apportant de nouveaux moyens pour la formation des vendeurs, indispensables dans la compétition commerciale (création du centre Négocia en 1992), en augmentant les surfaces d'exposition du Parc de Villepinte (en 1995 et 2001) comme du Palais des congrès (en 1999), des réponses positives ont été apportées aux nouveaux besoins des entreprises franciliennes.

Fidèle à sa vocation, la Chambre soutient aujourd'hui les créateurs et repreneurs d'entreprise, accompagne les PME/PMI dans leur développement à l'exportation, participe, en partenariat avec le Conseil régional d'Ile-de-France et la Chambre régionale de commerce et d'industrie, aux travaux de l'Agence régionale de développement.

Ses 80 élus, chefs d'entreprise bénévoles, s'engagent sans réserve dans cette lutte permanente de défense des intérêts de toutes les entreprises, entamée il y a deux cents ans et poursuivie sans interruption sous 2 Empires, 3 Royautés et 4 Républiques, n'ignorant pas que "la difficulté de réussir ne fait qu'ajouter à la nécessité d'entreprendre".

     

 
© Photo by Mitsuru Hirota / DTPWORLD, 2006
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